Le droit à la survie de l’enfant

Publié le

Le droit à la survie de l’enfant

Le Maroc s’est engagé à réduire la mortalité infanto juvénile à 28‰ en 2015. Bien qu’on ne dispose pas d’indicateurs régionaux dans ce domaine, l’étude a fait ressortir de nombreux témoignages de décès néonatals en milieu rural et les difficultés d’accès des enfants aux services de santé.

Les causes immédiates de la persistance d’une mortalité infanto juvénile élevée sont les causes périnatales et les maladies infectieuses, en particulier les IRA (d’infections respiratoires aiguës).

Faible accessibilité des services de santé, surtout dans le Haut Atlas du Maroc, la mauvaise qualité du système de santé, la précarité des conditions de vie surtout chez les montagnards et les nomades, les carences alimentaires, la faiblesse des compétences parentales et la faible implication de la collectivité dans le système de santé.

Le milieu naturel (climat rude, territoire immense, enclavement), la pauvreté et l’absence d’assurance maladie (manque de moyens des parents pour payer transport et médicaments), l’insuffisance des ressources de l’Etat.

Les principaux titulaires d’obligations en ce qui concerne le droit à la survie de l’enfant sont l’administration de la santé, les collectivités locales, les parents et la société civile.

L’administration de la santé a fourni des efforts importants au cours des dernières années (construction et équipement d’hôpitaux) mais souffre du manque de moyens humains. Elle n’a pas non plus les capacités de combler le déséquilibre en matière d’offre de soins dans le Haut Atlas du Maroc.

Les familles des milieux rural et périurbain manquent de compétences parentales et n’ont pas les moyens d’assurer les paiements directs liés à la santé des enfants.

Les collectivités locales sont peu engagées dans le renforcement de l’accès aux soins des enfants, par manque de moyens et ignorance/déni de leurs responsabilités.

Au niveau de la société civile, peu d’associations interviennent dans le domaine de la santé de l’enfant mais certaines capacités se développent dans les domaines de l’éducation parentale et de la santé mobile.

Il est impérativement urgent, d’évaluer les carences du système de santé par province, introduire un programme de prise en charge intégrée des maladies de l’enfant dans cette région. Etablir une stratégie régionale en faveur de la mère et de l’enfant, développer la santé mobile et la santé scolaire, combler les déficits des structures de santé en personnel soignant et en spécialistes (pédiatres), développer l’éducation parentale, encourager les initiatives communautaires (notamment de type mutualiste).

Le droit à la survie de l’enfant

Commenter cet article